Le long du boulevard qui porte son nom, devant le monument élevé à sa gloire, son engagement total pour la libération de la Corse a une nouvelle fois été rappelé.
Arrêté le 18 mars, jour de la Madunnuccia, Fred Scamaroni est emprisonné et torturé, mais il ne parle pas. À bout de force, il préfère se trancher la gorge avec un fil de fer.
En octobre 1943, à Ajaccio, première ville française libérée, le général de Gaulle, qui l’a nommé Compagnon de la Libération à titre posthume, déposera lui-même la décoration sur son cercueil.
Puis, le 16 mars 1948, le général de Gaulle écrira et signera les mots suivants : « À la mémoire de Fred Scamaroni, combattant exemplaire, esprit libre et cœur fort ! Mort pour la France et vainqueur pour elle. En souvenir et en témoignage de son compagnon. »