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Régulation du trafic : la Ville d’Ajaccio précise le rôle des capteurs installés à certains feux tricolores

29 avril 2026

Rigulazioni di u trafficu : a Cità d’Aiacciu priciseghja u rolu di i cattori stallati annant’à certi fochi triculori

Dans le cadre du déploiement de son Poste Central de Régulation du Trafic (PCRT), la Ville d’Ajaccio modernise progressivement ses carrefours à feux afin d’améliorer la fluidité de la circulation et le confort des usagers.


Contrairement à certaines informations erronées, relayées sur les réseaux sociaux, les dispositifs actuellement installés ne sont pas des outils de verbalisation et ne permettent en aucun cas de constater des infractions.


Des capteurs pour adapter les feux à la circulation réelle


L’objectif principal de ces équipements est de détecter la présence de véhicules aux abords des feux tricolores. Cette détection permet d’adapter les cycles de feux en temps réel, par exemple en évitant de déclencher un feu vert sur une voie où aucun véhicule n’est présent.


Ces dispositifs permettent également de comptabiliser les flux de circulation, afin de disposer de données précises et d’ajuster les temps de passage (vert/rouge) en fonction de la fréquentation réelle des axes routiers.


Du capteur au sol aux technologies radar


Initialement, le système reposait sur des boucles de détection magnétiques intégrées dans la chaussée. Si cette technologie est toujours présente sur certains carrefours, elle s’est révélée fragile : les travaux de voirie entraînent régulièrement leur dégradation.


La Ville a donc fait évoluer son dispositif en déployant des capteurs radar à effet Doppler, plus fiables et installés en hauteur (entre 3 et 7 mètres), sur les mâts ou potences de feux. Au total, 30 radars de ce type sont en cours d’installation sur différents carrefours.


Des caméras sans enregistrement


Dans certaines configurations où les radars ne sont pas adaptés, la Ville prévoit l’installation ponctuelle de caméras dotées d’intelligence artificielle (5 équipements à ce stade).

Ces caméras ne permettent ni visualisation en direct, ni enregistrement des images. Les images ne sont pas exploitées ni conservées. Enfin, le traitement des données se fait uniquement en local, en temps réel, pour piloter les feux.

Concrètement, ces systèmes utilisent l’image uniquement comme support technique pour définir des zones de détection de véhicules. Une fois ces zones paramétrées, aucune exploitation visuelle n’est possible.


Une technologie au service de la sécurité et de la fluidité

Ces capteurs nouvelle génération permettent une analyse plus fine du trafic. Contrairement aux radars, ils peuvent distinguer différents types d’usagers (vélos, voitures, poids lourds, bus) et détecter les files d’attente sur plusieurs voies. Ils contribuent ainsi à :

• améliorer la fluidité du trafic,
• réduire les temps d’attente aux feux,
• mieux prendre en compte les usagers les plus vulnérables (piétons, cyclistes), • optimiser la gestion globale du réseau routier.


Un réseau distinct dédié à la sécurité et au respect du code de la route

La Ville d’Ajaccio rappelle qu’elle dispose par ailleurs d’un réseau de vidéoprotection spécifiquement dédié à la sécurité et au respect du code de la route. Ce dispositif comprend près de 220 caméras réparties sur l’ensemble de la commune, avec une surveillance particulière des principaux axes, notamment le cours Napoléon.

Ces caméras, exploitées par des opérateurs du Centre de Supervision Urbain (CSU) dans un cadre strictement réglementé, peuvent être utilisées à des fins de contrôle et de verbalisation des infractions.

Ce réseau est totalement distinct des capteurs installés aux feux tricolores, tant dans leur finalité que dans leur fonctionnement.

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