Ghjurnata Naziunali di l’assistanti materni : fà cunnoscia a rialità d’un mistieru pocu cunnisciutu

Ce mardi 19 novembre marquait la Journée nationale des assistantes maternelles.
A cette occasion, le Relais petite enfance de la Ville d’Ajaccio organisait une matinée dédiée à ces professionnelles qui représentent aujourd’hui le premier mode de garde après les parents.
A l’occasion de la Journée nationale des assistantes maternelles qui s’est déroulée ce mardi 19 novembre, le Relais petite enfance de la Ville d’Ajaccio organisait un temps d’échanges et de sensibilisation sur le métier d’assistante maternelle.
A cette occasion, le rendez-vous était donné au square Elisa, à proximité de la Halle Campinchi, où plusieurs assistantes maternelles sont venues parler de leur métier. Elles étaient accompagnées des partenaires engagés dans la valorisation de leur statut : la Caisse d’allocation familiale, la protection maternelle et infantile (PMI), l’Éducation nationale, la direction générale adjointe vie scolaire et temps de l’enfant de la Ville d’Ajaccio, la médiathèque des Trois Marie et la ludothèque associative le Petit Atelier.
« L’objectif de ce temps d’échange est de mettre en lumière une réalité souvent ignorée : le métier d’assistante maternelle. Bien qu’essentiel dans le quotidien des familles, il demeure en grande partie invisible aux yeux du grand public. C’est un métier de cœur, exercé par des femmes qui portent une lourde responsabilité en matière de sécurité et de développement des enfants, tout en étant confrontées à des conditions économiques souvent précaires. Cette journée est aussi le moyen de valoriser le Relais petite enfance (RPE) de la Ville d’Ajaccio, un service essentiel de la direction de la Petite Enfance, qui vient accompagner et encadrer ces professionnelles au cours de leur carrière et qui accompagne également les familles dans le choix de leur mode de garde », explique Annie Costa, adjointe déléguée à la Petite Enfance.
Créée en 2005, la Journée nationale des assistantes maternelles offre un moyen de valoriser cette profession essentielle au fonctionnement de la société, qui représente, aujourd’hui, le premier mode de garde des jeunes enfants après les parents.
En filigrane, le but était d’informer le public sur les spécificités et les responsabilités de ce métier, et pourquoi pas créer des vocations, mais également de favoriser les échanges entre les professionnels et les familles, promouvoir la formation continue et le développement professionnel des assistantes maternelles.
En Corse, elles sont environ 200 à exercer ce métier et 70 sur le Pays Ajaccien.
Les profils sont divers, issus parfois de reconversion professionnelle, mais avec pour ces femmes un attrait particulier pour la relation à l’enfant : « Au-delà de la simple garde, il faut qu’il y ait un intérêt à accompagner l’enfant dans son développement et son éveil », soulignent les agents de la PMI.
Vers une professionnalisation accrue
Le métier d’assistante maternelle, officialisé en 1977, a connu une évolution continue et une professionnalisation accrue au fil des années. Aujourd’hui, exercer ce métier exige un certain nombre de conditions et de compétences, afin de garantir une qualité d’accueil pour les enfants ainsi que leur sécurité.
A ce titre, il est indispensable d’obtenir un agrément officiel délivré par la PMI. Cet agrément vient reconnaitre les compétences nécessaires à l’exercice du métier et valide si les logements d’accueil réunissent les conditions sécuritaires requises quand les enfants ne sont pas accueillis en maison d’assistants maternels (MAM).
La PMI évalue également l’environnement, la qualité de l’accueil et la capacité de l’assistante maternelle à répondre aux besoins des enfants.
Pour celles n’ayant pas de CAP petite enfance, il est obligatoire de suivre 80 heures de formation, validée ensuite en acquis d’expérience.
Un métier en quête de reconnaissance
Patience, bienveillance, écoute, créativité sont les qualités requises pour devenir assistante maternelle. L’une d’entre-elles, présente lors de cette journée nationale, exerce ce métier depuis ses 18 ans : « C’est un choix de cœur, je n’ai pas pu avoir d’enfant, et j’ai pourtant toujours eu ce désir de m’occuper d’eux. C’est pour moi gratifiant de les accompagner dans leur évolution. J’apprécie la liberté que ce métier offre, bien qu’il soit aussi exigeant : partager la garde entre 3 à 4 enfants nécessite d’accorder une attention égale à chacun d’entre eux », confie Marie Bellier qui vit sur Ajaccio depuis 8 ans.
Pour elle, la reconnaissance de la profession doit encore évoluer au regard des responsabilités morales et sécuritaires qu’il requiert.
« Il ne s’agit pas que de nounous », appuie Karine Pinelli, éducatrice jeunes enfants à la PMI.
« Faire le choix d’une assistante maternelle, c’est choisir un mode de garde particulier qui offre une continuité tout en douceur avec l’environnement familial ».
