Cumunicatu di u merri d’Aiacciu dopu à i currieri di u Presidenti di l’associu di i merri di u Pumonti

À la suite des deux courriers contradictoires adressés aux maires de Corse-du-Sud par le président de leur association, sollicitant leur soutien au processus institutionnel en cours à l’Assemblée nationale, je souhaite apporter quelques précisions.
Sur la forme, il est pour le moins incongru de proposer à l’ensemble des maires un texte un vendredi soir, en indiquant que s’abstenir de répondre vaudrait adhésion.
Il est encore plus étonnant de recevoir, un dimanche de fête des pères, un nouveau courrier signé par la même personne, proposant cette fois une méthode contraire au précédent, tout en demandant une réponse et une signature dans la journée.
En tant que maire de la première commune de Corse, président du premier EPCI de l’île et premier vice-président de l’Association des maires de Corse-du-Sud, je ne peux cautionner une telle façon de procéder. Sur un sujet aussi important, un minimum de concertation n’aurait pas été superflu.
Sur le fond, ma position est connue et assumée depuis longtemps. Dans le droit fil de celle portée par mon ami Laurent Marcangeli, je reste favorable à cette évolution et j’espère un vote favorable de nos parlementaires.
Si ce vote est positif, je forme le vœu que le travail d’écriture de la future loi organique se fasse dans un esprit de dialogue réel, en associant enfin les maires et les présidents d’EPCI à ce chantier essentiel pour l’avenir de la Corse.